20 h 04, gagner n’est pas commander
Pas de musique de victoire. Son premier mouvement est de remercier, le second de fixer des limites: « L’autorité de l’État n’est pas l’autorité d’un camp. » Après minuit, une seule question à son équipe : quels actes peuvent être pris en trente jours, et lesquels exigent une loi, un budget ou un accord européen ?
Matignon et le premier gouvernement
Hélène Vautrin, ancienne présidente de région, accepte Matignon à une condition: conduire la politique de la Nation, pas administrer les consignes de l’Élysée. Dix-neuf ministres, trois textes: sécurité du quotidien et exécution des peines courtes, immigration et séjour, travail et activité.
Le Parlement ne se met pas au garde-à-vous
La loi sécurité-immigration est adoptée après le retrait de deux articles, puis partiellement censurée par le Conseil constitutionnel. Le président refuse les attaques contre les juges. À Bruxelles, il trouve des partenaires contre les passeurs, personne pour s’affranchir des règles communes. Et l’ordre a un prix: le budget de juillet l’oblige à différer une baisse d’impôt.
La première crise
Le week-end du 14 juillet, des violences éclatent autour d’un tournoi sportif dans une ville de l’Ouest. Certains réclament l’état d’urgence. Le président choisit une autre voie, qui frustre les commentateurs habitués aux réponses de tribune, et découvre que la sécurité ne répond pas seule à la fatigue des services publics.
« Un tableau de bord n’est pas un récit, mais il empêche les récits de masquer l’absence de résultats. »
